Direction Ayuthaya !

On a dit au revoir au Taewez et au petit marché d’en face. J’ai pris encore quelques photos des gens au travail. Par contre, la partie de cartes endiablée, ça n’a pas été possible de la photographier. Une dizaine de Thaïs, hommes et femmes, jouaient à une espèce de jeu de roulette avec des dés ; ils misaient sur un vieux carton représentant des ronds rouges et noirs. Au milieu, il devait bien y avoir 5 ou 6 000 Baths . C’est une vieille femme qui a remporté le pot . Vous auriez vous le sourire, on aurait pu croire qu’elle avait des dents. Et bien avec ce qu’elle vient de gagner, elle va pouvoir s’en payer quelques unes !

 

Direction Ayuthaya ! On a pris le train, en troisième classe s’il vous plaît. Un wagon tout en bois avec des sièges en bois d’un autre temps. Toutes les trente secondes, on te propose eau, jus de fruits, chips, cacahuètes, fruits en tout genre. Je n’aime pas trop les abords des voies ferrées. Ça pue, souvent, et c’est très sale, toujours. Mais là, faut avouer que les Thaïs avaient particulièrement œuvré dans ce sens. Il ne manquait que … des cadavres pour que ce soit parfaitement glauque ! Et puis, petit à petit, on est sorti de la banlieue de Bangkok et le train a filé (c’est un bien grand mot !) à coups de klaxon dans la campagne. On se serait cru en Camargue. C’était génial. Des champs de riz, des marais, des hautes herbes certainement infestées de cobras, et des oiseaux magnifiques par centaines : des cigognes (ou des trucs qui leur ressemblent), des flamants roses, des martins-pêcheurs, des espèces de marabouts, des guêpiers perchés sur des fils électriques. Il ne manquait que les taureaux, les chevaux et les manadiers pour compléter le tableau.

 

On est arrivé au Ban Kun Phra Hôtel : un petit bijou à recommander. Tout est en teck, on se croirait dans une vieille demeure coloniale. Notre chambre a vue sur la rivière qui passe, nonchalante sous notre balcon privé. Zen !
Zen ? Et bien pas trop! Parce qu’on a passé une nuit dont on rit encore. Il faut vous dire que les volets ne fermant pas et les fenêtres n’étant pas vitrées mais juste grillagées, le petit vent du soir tant apprécié est devenu une bonne brise de nuit, et la brise, on se l’est prise de face, dans le lit à baldaquin. Force 6, vent d’bout ! Largue devant ! Largue derrière ! Tout l’monde sur le pont !On a remis la polaire, le jean et… bouché les fenêtres avec les serviettes de bain.
Et puis … y’a eu le bruit ! Les bruits : les trains qui passent et qui klaxonnent à tout va, les bateaux de toutes sortes, les remorqueurs, les trains de péniches géantes, les bateaux-croisières qui embarquent des groupes de Japonais qui passent leur temps à chanter du karaoké toutes enceintes dehors, les voitures qui circulent derrière dans la rue, les grenouilles, les coups de fusil (!), le téléphone de la réception et … la tourterelle. Ah la tourterelle !Toute petite, toute menue … mais grande gueule. Des heures à faire coucoucoucoucou !Juste à côté de notre fenêtre sans vitre !On s’est mis des bouchons dans les oreilles ! (Depuis l’année dernière, on s’est équipé !)
J’avais donc l’impression de dormir (c’est un bien grand mot !) avec un étau dans le cerveau. L’année prochaine, si on revient, faudra penser, en plus des bouchons, à emporter un fusil … pour la tourterelle ! Et je comprends maintenant le pourquoi des coups de fusil de cette nuit…
Sinon, on a été super content de retrouver nos amis Tom et Isa, qui sont arrivés comme prévu au Ban Kun Phra en fin de journée. Nous qui pensions qu’ils étaient encore coincés sous un éléphant…
Et puis on leur avait réservé une surprise : notre équipe de Bellilois rencontrée à Bangkok est arrivée un peu plus tard . On passe la journée demain tous ensemble.

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